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XXIe SALON ARTISTIQUE d'ASSAS - decembre 2009


Exposition les samedi 5 décembre (13h à 19h) et dimanche 6 décembre (10h à 18h) - Salle EUZET
et Salle des CROUZETS (Route de Montpellier) - MAIRIE (Grand’Rue).

Entrée gratuite - Marché gourmand - Vernissage samedi 5 décembre à partir de 12h00 - Contact : FATOU 06 79 36 36 85
Exposition d'encres 2009 et de terres patinées 2009 - Sur les travaux exposés...
(Voir les textes sous les images...)

Terre patinée
 
Encre de chine Acrylique et brou de noix
Encadrées 40x50 cm.
Encre de chine Acrylique et brou de noix
Encadrée 40x50 cm.
 
Encre de chine Acrylique et brou de noix
Encadrées 40x50 cm.
Encre
Encadrée 21x30 cm.
 

Jean-Michel Fatou sait que pour accéder à l'Art il est nécessaire d'interroger les profondeurs de l'Etre, de réveiller l'amour qui s'endort, de sentir la solitude face au monde, de reconnaître le seuil où se produit l'inespéré.

Il affectionne le modèle vivant. Par un seul trait, tantôt il se déjoue de la logique, tantôt il épouse la réalité absolue dans une vibration de chair. L'artiste rend un dessin plein de vie. Le caractère du modèle se fixe sur le papier, au point d'en reconnaître toutes les variations d'états d'âme du moment. Il est nécessaire de maîtriser le dessin classique pour échapper au classicisme avec autant de liberté et de justesse.
Une dialectique s'instaure entre le modèle et le peintre, un va-et-vient autour de la vie. Le vide aspire d'amour dans un chemin qui ne se choisit pas, mais qui s'impose. Le trait est décisif et définitif. Parfois des tâches s'éparpillent par hasard comme des étoiles noires signifiant l'universel. Des improvisations au gré des jours et des moments, comme une marche secrète où l'ombre et la lumière sont juste séparées par un trait. Le sujet peut être une femme, un objet ou un paysage, tout est travaillé avec la même sensibilité, avec le même souffle intérieur.

Une commode, un buffet occupent l'espace de la feuille, avec une vibration intense. Comment donner vie à de simples meubles ? Le processus perceptif à une invariable séquence que seuls les vrais artistes possèdent, c'est la faculté de rendre visible, de faire émerger au dehors, en faisant le geste de regarder le dedans.

E.MATEU – Avril 2009 – (Extrait)

Il convient de considérer de façon très élargie les croix, les taches, les griffures comme des représentations de ce qui touche à « l’esprit », au sacré, à la culture, au vide, à la mort aussi…

La symbolique sexuelle explicite, représente les aspects physiques et instinctifs profonds, le coté de l’amour charnel, la complémentarité des sexes en même temps que leurs caractères spécifiques et bien réels.

Une interprétation « partisane », sectaire, trop superficielle ou pré établie de la symbolique présente sur mes travaux ne permettrait pas de comprendre que le cœur de ma démarche ne se situe pas dans une dynamique dénonciation ou d’appartenance, mais dans une nécessité existentielle et personnelle d’interrogation et de remise en cause permanente.


Réflexions :

L’encre et le trait se sont imposés ces derniers temps et ont traduit chaque instant passé avec la spontanéité et la rapidité qu’ils permettent.
Tous les travaux présentés sont exécutés sans repentirs d’un seul jet rapide. Cette approche qui inclue l’expérience, mais ou le geste immédiat traduit la qualité de l’instant, force la sincérité. Du coup, le trait interroge à son tour et ainsi s’établit une dynamique rapide de constat et de création qui oblige à aller de l’avant. Les traces qui restent inscrites sur le papier ne sont qu’un reflet de l’instant et n’appartiennent qu’au moment où elles ont été créées.
C’est surement cette notion du caractère éphémère et donc de « dynamique de la vie » prise au sens large qui m’interroge le plus. Cette approche conduit inévitablement à relativiser et à prendre du recul par rapport à « la transmission culturelle » quand elle se présente comme une certitude immuable et non pas comme un tout évolutif et accepté.

Le trait qui ceinture un corps, n’existe pas en réalité. Il est pourtant capable de traduire cette frontière entre les éléments et de suggérer d’un coté le corps dans sa chair et de l’autre, « l’extérieur » du corps physique. Quand le trait seulement est pré senti, mais qu’il n’existe pas, il permet cette fusion entre les domaines « de la chair » et de « l’esprit ».

Si les matériaux restent simples et similaires dans tous les travaux présentés, le traitement pictural oscille entre une représentation sculpturale plus « guidée » et une représentation plus instinctive et émotive.

Jm. Fatou, mai 2009